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Bien choisir votre écran plat

Tous nos conseils pour bien choisir votre écran plat



Depuis l'arrivée des premiers postes de télévision domestiques dans les années 50, les téléviseurs ont connus de nombreuses évolutions. Les appareils en noirs et blanc ont progressivement vu leur surface d'affichage grandir et adopter la couleur, alors que les années 2000 ont vues les écrans à tube disparaître progressivement au profit des écrans plats.

Ces derniers font aujourd'hui partie intégrante de notre quotidien et continuent à évoluer, les fabricants proposant des appareils toujours plus grands, fins et performants. Leurs fonctionnalité sont de plus en plus nombreuses, et le nombre de technologies intégrées au sein de ces appareils ne fait qu'augmenter. Il n'est donc pas toujours facile de comparer les différents modèles et de faire un choix, alors même que les téléviseurs ont aujourd'hui une place prépondérante dans notre vie quotidienne (un téléviseur reste allumé en moyenne plus de 5h par jour!).

Technologie LCD ou Plasma, rétro éclairage par LED ou CCFL, dalles PVA, MVA et IPS, Mode 100 hertz... Boulanger décrypte pour vous les technologies présentes dans nos écrans plats et vous aide à faire le bon choix!


De l'analogique au numérique

L'apparition des écrans plats en lieu et place des écrans à tube a permis de gagner en encombrement et d'agrandir les surfaces d'affichage, mais a aussi amené une nouvelle manière de générer les images. Cette dernière est au cœur du fonctionnement de nos TV actuelles, il est donc essentiel d'en comprendre le fonctionnement.

Pour générer une image les écrans cathodiques fonctionnaient de manière entièrement analogique, le canon à électron des TV à tube balayait l'écran, de haut en bas et de gauche à droite, de très nombreuses fois par seconde. Concrètement, cela signifie que l'image n'était jamais affichée entièrement à l'écran, mais générée ligne par ligne, la persistance rétinienne donnant l'impression d'une image entière. Pour améliorer le confort visuel, certains téléviseurs à tube augmentaient la fréquence de balayage par seconde du faisceau d'électron (exprimée en Hertz).

Les écrans plats ont un mode d'affichage très différent. Le fonctionnement est ici purement numérique et basé sur des pixels. Pour un écran plat, chaque image est un ensemble de plusieurs milliers de points, appelés "pixels", pouvant chacun prendre une couleur (Rouge Vert Bleu), être éteint (noir) ou allumé (blanc).

Lorsque l'appareil reçoit l'information à afficher, il va découper l'image en autant de points que de pixels disponibles, déterminer la couleur de chacun d'entre eux et allumer ou éteindre chaque pixel en fonction de ces informations. L'image est donc affichée intégralement contrairement aux écrans à tube.

Ces différences sont fondamentales pour comprendre les technologies déployées dans les écrans actuels.


Aller plus loin : le fonctionnement d'un téléviseur à tube

Les écrans à tube avaient un mode de fonctionnement entièrement analogique, qui reposait sur un composant nommé "canon à électrons" (il s'agit du fameux "tube cathodique"). Comme son nom l'indique, ce dernier envoyait en permanence un faisceau d'électrons, très fin, qui venait percuter la vitre du téléviseur pour générer l'image. L'écran de ce type de téléviseurs était recouvert de matières phosphorescentes qui réagissaient au choc des électrons en créant un point lumineux. Une matière différente par couleur primaire (Rouge Vert Bleu) était utilisée pour les écrans couleurs.

Plasma ou LCD?

Il existe deux grandes technologies d'affichage au sein de la famille des écrans plats : le LCD et le Plasma. Chaque méthode d'affichage possède ses avantages et ses inconvénients, ainsi que ses supporters et ses détracteurs. Concrètement, aucune de ces deux technologies n'est parfaite, mais chacune est plus ou moins adaptée à certains usages.

Plasma

Les nuances de couleur obtenue pour chaque pixel d'un plasma dépendent de la tension électrique qui leurs est appliquée (cf "aller plus loin"). Il est possible de faire varier cette tension sur 256 niveaux par couleur, permettant d'obtenir pas moins de 16.7 millions de nuances de couleurs différentes (256 x 256 x 256)! Il s'agit là d'une des grandes forces du plasma, capable de rendre des dégradés très fins grâce à son panel de couleur élevé.

En parallèle, le plasma permet d'obtenir des noirs extrêmement profonds. En effet, si une cellule n'est pas stimulée, elle ne produit aucune lumière et est donc parfaitement noire! Nous verrons par la suite que le LCD ne permet pas d'éteindre entièrement un pixel.

Noirs très profonds (et donc très haut taux de contraste), bon rendu des couleurs et réactivité (les cellules de gaz réagissant quasi-instantanément au champ électrique) sont donc les plus grands atouts du plasma. Cependant, cette technologie n'est pas parfaite et souffre de certains défauts.

Pour différentes raisons, la technologie plasma est difficile à décliner sur de petites diagonales, obligeant à acquérir des téléviseurs de grande taille (plus d'un mètre de diagonale) pour bénéficier de ses avantages. De même la consommation des écrans plasma est supérieure à celle des écrans LCD, ce qui peut se ressentir sur la facture électrique si ce dernier est souvent allumé.

Enfin, le plus grand inconvénient des écrans plasma reste sans conteste le phénomène de marquage (encore appelé "brûlure" ou "burning"). Si une image fixe reste affichée en permanence sur l'écran pendant une longue durée (ex: logo d'une chaine, ou jauge de vie sur un jeu vidéo), il est possible de voir apparaitre une trace fantôme de cette image pendant plusieurs heures une fois cette dernière disparue (lors d'un changement de chaine ou de programme).

Les dernières générations de plasma corrigent en partie ces défauts (notamment concernant le marquage)

Le plasma est donc particulièrement adapté à un usage majoritairement orienté cinéma (films Blu Ray et DVD) et sport grâce à ses noirs profonds, ses dégradés et sa réactivité (aucune saccade dans les scènes rapides).


Aller plus loin?: le fonctionnement d'un écran plasma

Le fonctionnement d'un écran plasma est schématiquement assez simple. Derrière chaque pixel de la dalle se trouve trois cellules de gaz (argon, néon et xénon notamment), une pour chaque couleur primaire. Un réseau d'électrode va permettre à ces cellules d'être traversées par un courant électrique, leur faisant produire des rayons ultraviolet. Enfin, une couche de phosphore va permettre de transformer ces UV en lumière visible par l'œil humain, colorée en rouge vert ou bleu. Chaque pixel de couleur est donc la résultante de la stimulation individuelle de trois cellules de gaz.

LCD

Le LCD (pour Liquid Crystal Display, ou "affichage à cristaux liquides) fonctionne de manière très différente du plasma. Un écran LCD est une sorte de "sandwich" de différentes couches, dont le cœur serait constitué d'une plaque de cristaux liquides. Ces derniers ont la capacité de moduler la quantité de lumière qui peuvent les traverser en faisant varier leur opacité. C'est cette capacité qui va être utilisée pour générer l'image.

Chaque pixel est divisé en sous-pixel (Rouge/Vert/Bleu) grâce à des filtres placés devant la couche de cristaux liquide. Derrière cette dernière se trouve une source lumineuse, qui permettra de générer l'image. Lors de l'affichage, la lumière émise par le rétro éclairage va venir traverser la couche de cristaux liquides, qui va selon les zones laisser passer plus ou moins de lumière. Une fois passée par les filtres Rouges Verts et Bleus, cette dernière va composer chaque pixel de l'image.

Ce mode de fonctionnement permet aux écrans LCD de consommer nettement moins que les écrans plasma, et d'être déclinés sur des petites et moyennes diagonales. De fait, la technologie LCD est aujourd'hui très largement majoritaire sur le marché et bénéficie de l'attention de la totalité des fabricants du marché, qui proposent un très large choix d'écrans LCD. De plus, étant sensiblement plus légers que les plasma, il est plus facile de composer une installation murale avec un LCD.

Enfin, avantage important des écrans LCD, ces derniers s'accommodent mieux aux pièces lumineuses ou fortement éclairées, là ou les plasma sont plus à l'aise dans des pièces sombres.

La technologie LCD a cependant elle aussi des inconvénients, dont une réactivité moindre que celle du plasma. Cependant l'un des plus connus reste la sensibilité au phénomène de "pixel mort". Il arrive qu'avec le temps un ou plusieurs pixels restent bloqués indéfiniment dans un état donné (noir, blanc, rouge, vert, bleu), provoquant ainsi une gêne pour le spectateur.

Enfin, comme nous l'avons vu, contrairement aux cellules de gaz des écrans plasma, les cristaux liquides des écrans LCD n'émettent pas leur propre lumière et nécessitent une source de rétro éclairage pour afficher l'image. De cette particularité découle l'un des principaux défauts des écrans LCD: ces derniers peinent à afficher un noir profond. Les cristaux liquides laissent en effet toujours passer un peu de lumière, ce qui ce traduit par un noir plus clair et moins profond que le noir pur des plasma.

Les écrans LCD sont économiques à l'usage, fins et très polyvalents. Ils sont donc particulièrement adaptés à un usage mixte (émissions de TV, jeux vidéo, visionnage de fichiers multimédia...). Le grand choix de modèle sur le marché permet de trouver très facilement un écran répondant parfaitement à vos besoins.

Les LED, nouvelles venues

D'une manière générale, la source de rétro éclairage la plus couramment utilisée au sein des écrans LCD sont les tubes CCFL, qui se rapprochent des tubes néon utilisés pour l'éclairage domestique. Le fond de l'écran est tapissé de tubes CCFL, plus ou moins nombreux selon les modèles, dont il est possible de faire varier l'intensité lumineuse. Cette méthode présente l'avantage d'être économique et parfaitement maîtrisée.

Cependant, leur usage implique un téléviseur relativement épais (le plus souvent entre 12 et 15 cm), et ne permet pas de faire varier finement le contraste d'une image (la luminosité baisse sur toute la longueur du tube concerné). Les téléviseurs moyens et haut de gamme utilisent donc aujourd'hui un nouveau type de rétro éclairage: le rétro éclairage par LED.

Les LED (ou "diodes électroluminescentes" en français) sont plus petites qu'un tube CCFL et consomment nettement moins, tout en étant plus lumineuses. Elles permettent donc d'obtenir des téléviseurs plus fins (quelques centimètres d'épaisseur), et d'obtenir un meilleur taux de contraste. Il est possible de rencontrer des téléviseurs LCD dits "Full LED" et "EDGE LED".

Dans une TV Full LED, l'arrière de l'appareil est tapissé de LED (chacune d'entre elle éclairant plusieurs pixels). Cette méthode permet de rehausser sensiblement la luminosité de l'écran, mais aussi de gérer finement le contraste de l'image grâce au "Local Dimming". Cette technique permet de baisser l'intensité d'une LED unique pour assombrir une zone très précise de l'image sans impacter le reste de l'image comme le ferait un tube CCFL. De plus, cette technique, couplée à l'utilisation de LED RGB, permet d'afficher un nombre de couleur sensiblement supérieur à celui d'un LCD classique ou EDGE Led. En contrepartie, les écrans Full LED affichent un prix à la hauteur de leurs performances et sont réservés au haut de gamme.

La majorité des écrans à rétro éclairage LED utilise la technique dite du "EDGE LED". Dans cette configuration, les LED sont intégrés dans les bords gauches et droits de l'écran. Le rétro éclairage n'étant plus arrière mais latéral, il est possible d'affiner encore l'écran, les écrans plats les plus fins utilisent donc tous le EDGE LED. Les appareils EDGE LED conservent l'avantage d'une luminosité accrue et d'une consommation réduite mais perdent la capacité à profiter du local dimming. Ils se situent donc entre les TV à tubes CCFL et les TV Full LED, tant en terme de qualité d'affichage que de prix, en faisant d'excellents milieux de gamme.

Les écrans LCD à rétro éclairage LED permettent donc d'obtenir des écrans plus fins et plus légers, tout en améliorant la qualité d'image produite. Le Full LED représente le meilleur de la technologie LCD actuelle, mais reste onéreuse. Les écrans EDGE LED permettent quant à eux de profiter de la majorité des avantages des LED pour un coût moins élevé.




Une fois la technologie la plus adaptée choisie (plasma/lcd - rétro éclairage CCFL/LED), il convient de porter une attention toute particulière à la dalle du téléviseur. Derrière ce terme se cache simplement la surface d'affichage de l'écran, autrement dit la partie la plus visible et la plus importante, qui servira de support à l'image. Il convient donc de ne pas la négliger. Différents paramètres sont à prendre en compte.

Différentes définitions

Comme nous l'avons vu, pour un écran plat une image n'est qu'un ensemble de plusieurs milliers de points (pixels) à allumer individuellement d'une couleur particulière ou à éteindre. Le nombre de pixels composant la dalle est appelé définition et est un critère essentiel lors de l'achat d'un téléviseur.

La définition des téléviseurs est aujourd'hui normalisée, et deux définitions sont majoritairement utilisées: le 1366 x 768 pixels et le 1920 x 1080 pixels (nommée HDTV 1080p). Ces chiffres représentent respectivement le nombre de pixels présents sur la dalle en largeur et en hauteur.

De manière générale, plus la définition d'une image est élevée, plus cette dernière sera précise et détaillée. Cependant, il est nécessaire de faire correspondre autant que possible la définition de votre écran plat à celle des supports que vous allez utiliser: Un écran plat n'affiche de manière optimale que les contenus ayant une définition identique ou proche de la sienne (cf upscalling et downscalling). Une trop grande différence entre la définition du support et celle de votre écran plat peut avoir pour conséquence une image floue et pixellisée.

Afin de mieux se repérer, voici la définition des supports les plus courants:

  • - FIlm sur DVD: 720 x 576 pixels
  • - TNT standard: 720 x 576 ou 544 x 576 pixels
  • - TNT HD : 1440 x 1080 ou 1280 x 720 pixels
  • - Chaînes HD via ADSL : 1440 x 1080 pixels
  • - Xbox 360 et Playstation 3: 1280 x 720 ou 1920 x 1080 pixels selon les jeux
  • - Film sur Blu Ray: 1920 x 1080 pixels

Upscalling et Downscalling

On le voit, la définition de nos supports vidéo ne cesse d'augmenter. Cependant, de nombreuses définitions d'image sont utilisées, et toutes ne correspondent pas au nombre de pixels présents sur les écrans plats. Lorsque la définition des images et celle de l'écran correspondent, l'affichage est idéal: un pixel de l'image correspondant à un pixel de la dalle. Lorsque les définitions ne coïncident pas, le téléviseur va devoir retravailler l'image de manière à pouvoir l'afficher sur la totalité de l'écran.

Lorsque la définition de l'image a afficher est inférieure à celle de l'écran, ce dernier va devoir appliquer un traitement poussé de manière à l'agrandir en minimisant le phénomène de pixellisation et de perte de détails (phénomène identique à celui observé lorsque l'on agrandit trop une photo numérique).

Ce traitement est appelé "upscalling", et s'améliore à chaque nouvelle génération d'écran plat. Il s'agit cependant d'un traitement complexe, dont le résultat varie sensiblement d'un modèle à l'autre. N'hésitez donc pas à aller observer directement en magasin la comportement des différents écrans plats lors de l'affichage d'une source non HD (ex: DVD).

Le Downscalling intervient lui dans le cas inverse, lorsque l'écran plat doit afficher une image de plus grande définition que celle de sa dalle. Le procédé est bien moins complexe, et les résultats souvent très satisfaisants.

Différentes technologies

Outre les différences de définition, il existe également différentes technologies de dalles LCD, chacune possédant ses propres avantages et inconvénients. Les constructeurs communiquent très peu sur le type de dalle utilisé au sein de leurs différents modèles, mais il est possible de les reconnaître à certains signes.

Dalles TN : Les dalles les plus économiques sont les dalles dites TN (pour "Twisted Nematic"). Elles sont le plus souvent réservées aux écrans de petite taille (généralement de 22 à 28 pouces). Elles ont pour avantage d'être plutôt réactive et de limiter le phénomène de rémanence (cf "combattre la rémanence"). Cependant, la qualité des noirs est plutôt moyenne, la luminosité peu homogène et les angles de vision limités, surtout à la verticale : un écran TN vire très rapidement au noir si on le regarde par en dessous (ex : écran fixé au mur dans une cuisine), ce qui constitue le moyen le plus fiable et rapide d'identifier ces dalles.

Dalles MVA : Les téléviseurs milieu de gamme vont massivement utiliser des dalles de technologie MVA (pour "Multi-domain Vertical Alignment"). Développée par Fujitsu cette technologie de dalle permet des angles de vision plus larges que ceux des dalles TN. Si les dalles MVA sont en moyenne moins réactives que les TN, elles sont néanmoins plus adaptées au visionnage vidéo grâce à un panel de couleurs affichables supérieur à ces dernières. Idéales pour un usage polyvalent, les dalles MVA peuvent se retrouver dans toutes les tailles de téléviseurs du marché.

Dalles PVA : En se basant sur la technologie MVA, le coréen Samsung a développé un autre type de dalle, baptisée PVA, pour "Patterned multiple domains Vertical Alignment". Cette technologie est appréciée pour ses noirs très profonds (pour du LCD), sa réactivité et ses angles de vision. Cette technologie de dalle se retrouve plutôt dans des écrans milieux à haut de gamme, mais présente pour principal défaut une consommation accrue lors de l'affichage de couleurs claires, ainsi qu'un coût plus élevé qu'une dalle MVA.

Dalles IPS : Enfin, la dernière technologie de dalle LCD couramment utilisée est représentée par l'IPS (pour In-Plane Switching). Historiquement développée par Hitachi, cette technologie est aujourd'hui portée notamment par LG. Après avoir été un temps délaissées, les dalles IPS nouvelle génération connaissent un fort regain d'intérêt. Les dalles IPS offrent en effet les angles de vision les plus élevés du moment et bénéficient d'une excellente homogénéité visuelle, tant en terme de luminosité que de colorimétrie. Les écrans de l'iPad et de l'iPhone 4 utilisent par exemple des dalles IPS. La principale faiblesse de la technologie IPS vient de son taux de contraste inférieur à celui des dalles PVA.

Matte ou brillante

Outre leur technologie, les dalles se distinguent également par la nature de leur revêtement. Certains modèles d'écrans plats voient leur dalle recouverte d'un revêtement brillant, d'autres non. Ces deux types de dalles possèdent leurs avantages et leurs inconvénients.

Les dalles brillantes permettent de rehausser les couleurs et les contrastes de l'image, permettant ainsi un rendu plus dynamique et des couleurs plus vives. L'inconvénient majeur de cette technique est de refléter fortement votre environnement dès que la luminosité augmente. Il est donc déconseillé d'installer un écran à dalle brillante dans le champ d'une fenêtre.

Les dalles mattes quant à elles, permettent d'éviter les reflets et d'obtenir une colorimétrie plus juste après calibration, les rendant fort appréciées des cinéphiles, des photographes et autre professionnels de l'image. De plus, ne souffrant pas de problème de reflet, elles peuvent être positionnées n' importe où. Leur inconvénient est de proposer un rendu plus neutre, pouvant paraître terne à certains.

Distinguer ces deux types de dalle est très simple : il suffit d'éteindre l'écran et de regarder la dalle. Si vous voyez votre reflet, vous êtes en présence d'une dalle brillante, dans le cas contraire d'une dalle matte.

Quelle que soit la technologie employée dans un écran plat, l'image obtenue n'est jamais parfaite. Il est possible de l'améliorer encore et de l'ajuster en fonction de vos goûts par différents moyens.

Combattre la rémanence

L'ennemi numéro un de tout écran plat LCD est sans conteste le mouvement. Comme nous l'avons vu, les cristaux liquides d'un écran LCD doivent changer d'état pour afficher une nouvelle image. Ce changement d'état prend un certain temps et peut engendrer un phénomène de rémanence lors de mouvements rapides.

La rémanence se caractérise par l'apparition d'images persistantes pendant quelques millièmes de secondes, donnant l'impression d'un mouvement flou, particulièrement visible lors des retransmissions sportives. De plus, ces mêmes mouvements peuvent paraître saccadés.

Pour lutter contre cette rémanence, les fabricants utilisent deux grandes méthodes : l'insertion d'images intermédiaires (MotionFlow 100Hz; 100Hz MotionPlus...) et le balayage de rétro éclairage.

Insérer des images intermédiaires

Popularisée sous l'appellation marketing "100 Hertz", cette technique consiste à doubler le nombre d'images diffusées afin de fluidifier les mouvements. Pour ce faire, une image intermédiaire est ajoutée entre deux images d'origine. La majorité des sources actuelles diffusent 50 images par secondes, le mode 100 hertz va permettre d'en affiche le double, c'est-à-dire 100.

Ces images ne sont pas des copies conformes des images existantes, elles sont calculées par le téléviseur en tenant compte des mouvements de l'image (interpolation). La source envoie deux images, le téléviseur compare la position des objets et calcule une nouvelle image à insérer en tenant compte de ces paramètres.

L'insertion d'images intermédiaires ("mode 100 Hertz") permet donc de rendre les mouvements rapides plus fluides en diminuant fortement, voire supprimant, les saccades.

Cette méthode, rendant l'image plus fluide, est particulièrement adaptée aux films d'action et retransmissions sportives, mais se prête assez mal à un usage jeux vidéo. Dans ce dernier cas il est conseillé de désactiver temporairement ce mode.

Balayage de rétro éclairage

La technique du balayage de rétro éclairage a pour but de masquer le temps nécessaire aux cristaux liquides pour changer d'état, afin de supprimer le flou induit par la rémanence. Pour ce faire, les fabricants ont eu l'idée de faire clignoter la source de rétro éclairage de l'écran (tube CCFL, LED...) au même rythme que celui de la source.

Concrètement, cela revient à éteindre le rétro éclairage lors des phases de changement d'état des cristaux liquide, de manière à ce que les spectateurs ne puissent percevoir le flou induit par ce changement d'état. Afin de conserver un rythme de diffusion de 50 images par seconde, il faut balayer la dalle 100 fois sur la période concernée : 50 images noires et 50 images de film par seconde, le tout alterné.

L'œil humain ne perçoit pas ces images noires, et la sensation de rémanence disparaît, l'image est parfaitement nette.

Cette méthode permet de supprimer les flous lors des mouvements. Notons qu'il est tout à fait possible de combiner cette technique avec l'insertion d'images interpolées. On insère alors entre deux images de la source une image calculée puis une image noire. La diffusion d'image atteint alors 200 images par secondes, ce que l'on qualifie généralement de "200 Hertz".

Ajuster les paramètres de l'image

Par défaut, les téléviseurs présentés en magasin sont réglés pour obtenir l'image la plus vive possible, pour des démonstrations en surface de vente. Cependant, la perception des couleurs est propre à chaque individu et les goûts varient également d'un spectateur à l'autre. Les téléviseurs proposent tous d'influer sur un certain nombre de paramètres comme la luminosité, le contraste, la netteté ou encore le niveau de chaque couleur primaire, afin d'ajuster précisément l'image à votre goût.

Il est donc possible de régler manuellement l'image, avec plus ou moins de précision selon les modèles. D'une manière générale, il est déconseillé de laisser la luminosité et le contraste à leur niveau maximum: de tels réglages dénaturent fortement les couleurs (un vert pastel devient un vert vif par exemple) et diminue la profondeur des noirs. Seules les couleurs vives sont rehaussées par ces réglages.

De même, l'accentuation de netteté gagnera à être diminuée voire désactivée lors du visionnage de sources HD, ce dernier étant surtout pensé pour améliorer l'image les sources non HD (ex : DVD, TNT simple...).

En parallèle, la majorité des modèles proposent des pré-réglages directement accessibles dans les menus du téléviseur. Chacun d'entre eux est adapté à un usage précis et permet d'ajuster l'image en quelques clics. On retrouvera le plus souvent un pré-réglage "cinéma" optimisé pour les films DVD/Blu Ray, un mode "jeux" pour les consoles, un mode "sport" pour les retransmissions sportives ou encore un mode "film" ou "TV" pour les émissions télévisuelles (les appellations peuvent varier selon les constructeurs).

Dans la grande majorité des cas, on note une amélioration sensible de la qualité d'affichage en utilisant un réglage manuel ou les pré réglages constructeurs en lieu et place des paramètres par défaut.


Focus sur le plasma

De par son fonctionnement particulier, le plasma n'est pour ainsi dire pas sujet au phénomène de rémanence. Il est donc particulièrement adapté au visionnage de films d'action et de retransmissions sportives. Les modes 100 hertz et plus (certains écrans plasma affichent jusqu'à 600 images/secondes) vont donc essentiellement servir à réduire le scintillement de l'image (phénomène propre au plasma). Les conseils donnés concernant l'ajustement des paramètres de l'image restent cependant valables pour les plasma, au même titre que les LCD.

Si l'affichage des images reste la vocation première des écrans plats, ces derniers ne cessent d'évoluer et proposent un panel de plus en plus important de fonctionnalité annexes. Trois grandes familles de fonctionnalité se développent actuellement : les fonctionnalité 3D; multimédia et online.

Les fonctionnalité 3D

De plus en plus d'écrans plats affichent une compatibilité 3D, via un transmetteur intégré ou externe. Ces écrans plats sont capables d'afficher des contenus 3D, pour peu que la source soit également compatible.

Deux grandes technologies vont être amenées à cohabiter : la 3D active permet de bénéficier d'images 3D en pleine définition (1920 x 1080 pixels), et avec un effet de relief marqué, mais nécessite l'achat de lunettes électroniques lourdes et potentiellement coûteuses. La 3D dite passive produit également des images 3D, mais en demi-résolution (1920 x 540 pixels). Cependant cette méthode utilise des lunettes dépourvues d'électronique, au coût moins élevé.

Notons que les contenus 3D sont plutôt rares à l'heure actuelle, mais que de plus en plus d'appareils proposent une conversion 2D/3D en temps réel.

Les fonctionnalité multimédia

Il est aujourd'hui courant d'utiliser son écran plat comme centre multimédia de salon. Ces derniers proposent en effet de plus en plus souvent des ports USB, permettant d'y connecter un disque dur externe ou une clef USB. Il est alors possible de lire le contenu de ces supports, qu'il s'agisse d'audio, de vidéo ou d'image!

Il convient néanmoins de faire attention aux types de fichiers supportés. Certains téléviseurs peuvent par exemple décoder des fichiers .MKV (vidéos Haute Définition) alors que d'autre ne pourront lire que des fichiers en résolution standard.

De même, ce port USB est parfois doublé d'un enregistreur numérique, permettant d'enregistrer vos émissions sur clef USB en quelques clics! Ces ports USB particuliers sont alors nommés ports USB PVR (pour Personnal Video Recorder).

Enfin, la présence d'un port RJ45 (réseau) ainsi qu'une compatibilité DLNA permettront, d'accéder aux contenus multimédia de votre ordinateur (après y avoir installé un logiciel) directement depuis votre téléviseur!

Les fonctionnalité online

Une part croissante des téléviseurs est capable de se connecter à Internet, via un câble RJ45 ou via un adaptateur WiFi. Une fois connecté, il devient possible d'accéder à un certain nombre de services en ligne, variant selon les modèles. Entre télévision de rattrapage (catch-up TV), bandes annonces, Video On Demand, Flux RSS ou encore accès à certains sites web (Youtube, Dailymotion etc), les services proposés sont aussi variés que nombreux.

De plus, si votre téléviseur est connecté à internet, vous pourrez recevoir des mises à jour régulières de la part du fabricant qui pourront ajouter des services web supplémentaires et apporter de nouvelles fonctionnalité à votre appareil.

En synthèse, quels sont les critères à prendre en considération lors du choix d'un écran plat" Voici un récapitulatif des critères les plus importants :

LCD/Plasma : Pour un usage constitué majoritairement de visionnage de films ou de retransmissions sportives, la technologie plasma s'impose naturellement grâce à son rendu des couleurs et sa réactivité. Pour un usage plus polyvalent, orienté TV, jeux vidéo etc les écrans LCD (qu'ils soient à rétro éclairage classique ou à LED) seront à privilégier.

Définition : Une fois fixé sur la technologie de votre futur écran plat, il sera nécessaire de s'intéresser à la taille et la définition de ce dernier. A moyen terme, la Haute Définition va s'imposer sur l'ensemble des contenus numériques, il est donc intéressant de privilégier les écrans HDTV 1080p, disposant d'une résolution de 1920 x 1080 pixels.

Taux de contraste : Le taux de contraste représente le rapport entre le point le plus lumineux et le point le plus sombre de l'image. Plus ce dernier est élevé, plus les noirs sont profonds, et plus les couleurs se détachent de l'image. Il existe deux manières de présenter cette valeur. La première pourrait être appelée taux de contraste statique et se situe généralement entre 1000 et 5000:1 pour un téléviseur LCD, les plasma pouvant dépasser les 10 000:1.

En parallèle, les grandes marques ont développées des technologies permettant d'augmenter sensiblement, mais de manière artificielle, le contraste d'une image : il s'agit du contraste dynamique.

Concrètement, ces différentes technologies permettent d'augmenter ou de diminuer temporairement (de quelques millisecondes à 1 ou 2 secondes) la luminosité de certains pixels, situés dans les zones les plus contrastées des scènes affichées. De cette manière, le contraste perçu par l'œil humain est sensiblement augmenté.

Le taux de contraste dynamique est donc très nettement supérieur au taux de contraste statique, mais ne s'applique que sur des portions précises de l'image, et pendant un laps de temps assez court. Il est facile de distinguer ces deux valeurs : lorsque la marque communique sur le contraste dynamique de son produit, l'étiquetage des magasins Boulanger indique Contraste jusqu'à xxxx :1, et simplement contraste xxxx :1 en cas de contraste statique.

Dalle brillante/matte : Outre une question de goût personnel, le choix d'une dalle matte ou brillante sera dictée par l'environnement immédiat du téléviseur. Une pièce très lumineuse dotée de plusieurs fenêtres ne sera pas propice à l'installation d'un écran brillant (risque de reflets).

Angles de vision : L'importance de cette valeur variera en fonction de la disposition de votre pièce et du nombre de personnes regardant simultanément l'écran. Un nombre élevé de spectateur implique des angles de vision larges, afin que les personnes les plus excentrées puissent bénéficier de la même qualité d'image que les autres. De même, un écran plat fixé au mur devra posséder un angle de vision vertical important, pour éviter que l'image ne vire au noir lorsque vous la regarderez depuis un canapé.

Connectique : Il convient de faire attention aux types de connectiques présentes sur le téléviseur ainsi qu'à leur nombre, afin d'être en mesure de connecter l'ensemble de vos périphériques. Il est intéressant de noter que la majeure partie des périphériques vidéo actuels utilisent une sortie HDMI, il convient donc de porter une attention toute particulière au nombre de prises HDMI présentes sur le téléviseur.