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Guide d'achat pour bien choisir une lampe basse consommation avec Boulanger.fr

Bien choisir ses lampes basse consommation (LBC)

Tous nos conseils pour bien choisir, utiliser et entretenir vos produits



On utilise souvent le terme « ampoule » au lieu de « lampe ». C’est une erreur : l’ampoule n’est que l’enveloppe de verre d’une lampe.

En moyenne, chaque foyer français dispose de 22 lampes qui induisent une consommation de 350 kWh par an (source Ademe). Pour abaisser ce chiffre, il existe une solution simple : remplacer ses lampes classiques par des modèles moins voraces en énergie, c’est-à-dire des lampes basse consommation (LBC). Comme leur nom l’indique, elles nécessitent quatre à cinq fois moins d’électricité à luminosité égale que leurs homologues classiques.

Pour préserver la planète et diminuer votre facture électrique, il est donc intéressant de remplacer dès aujourd’hui les lampes traditionnelles de la maison par des LBC, sans attendre leur interdiction. Car non contentes d’être économes, les LBC offrent une durée de vie plus importante et se recyclent quand elles sont hors d’usage. Reste à choisir les bons modèles pour les bons usages.


Il existe principalement trois types de lampes : les lampes à incandescence (classiques et halogènes), les lampes fluorescentes (LBC et tubes fluorescents) et les lampes à LEDs. Les premières sont appelées à disparaître au profit des deux autres.

Les lampes à incandescence, une aberration énergétique

Les lampes à incandescence « classiques » et les lampes halogènes fonctionnent sur le même mode. Un filament de tungstène est porté à incandescence ce qui produit de la lumière. L’halogène offre une meilleure efficacité lumineuse et une durée de vie double, soit 2 000 heure au lieu de 1 000. Pour cela, certaines lampes halogènes peuvent être rangées dans la catégorie des lampes basse consommation.

Les lampes à incandescence « classiques » se montrent bien moins performantes que les lampes fluorescentes. Elles ne restituent l’énergie consommée en lumière qu’à hauteur de 5 % (les halogènes sont 30 % plus efficaces que les « classiques »). Les 95 % restant sont dissipés sous forme de chaleur, ce qui est très inefficace et donc très coûteux. Au contraire, les LBC produisent environ 80 % de lumière et 20 % de chaleur pour la même consommation électrique.

On comprend donc mieux pourquoi les pouvoirs publics Européens et Français ont décidé de retirer les lampes à incandescence de la vente. Faisant suite à la directive européenne dite EuP, une convention prévoit le retrait progressif des lampes à incandescence d’ici 2012 selon le calendrier suivant :

  • 30 juin 2009 : retrait des lampes domestiques de classe D, E, F ou G d’une puissance supérieure ou égale à 100 W ;
  • 31 décembre 2009 : retrait des lampes domestiques de classe E, F ou G d’une puissance supérieure ou égale à 75 W ;
  • 30 juin 2010 : retrait des lampes domestiques de classe E, F ou G d’une puissance supérieure ou égale à 60 W ;
  • 31 août 2011 : retrait des lampes domestiques de classe E, F ou G d’une puissance supérieure ou égale à 40 W ;
  • 31 décembre 2012 : retrait des lampes domestiques de classe E, F ou G d’une puissance supérieure ou égale à 25 W.
Les technologies de remplacement

Deux technologies efficaces remplacent dès aujourd’hui les lampes à incandescence :

Les lampes fluorescentes rassemblent les lampes fluorescentes compactes, ou fluo-compactes, et les tubes fluorescents. Ce sont souvent les fluo-compactes que l’on désigne sous l’appellation lampe basse consommation. Elles sont réalisées à partir d’un tube fluorescent plié en deux, trois ou quatre, ou enroulé. Le tube contient un mélange gazeux qui, sous l’impulsion électrique, génère une lumière très puissante rendue visible par les poudres fluorescentes qui recouvrent l’intérieur du tube.

Les lampes à LEDs embarquent des diodes électroluminescentes. Elles offrent un rendement et une durée de vie supérieurs à ceux des lampes fluorescentes : à puissance lumineuse équivalente, elles consomment 10 fois moins que des lampes à incandescence et durent 50 fois plus longtemps.

Les lampes basse consommation, un achat rentable

Le calcul de rentabilité des lampes à basse consommation est rapidement fait. Par exemple, la luminosité d’une LBC de 15 W équivaut à celle d’une lampe à incandescence classique de 60 W. La différence est donc de 45 W. Sachant que la durée de vie d’une LBC est d’environ 8 000 heures (contre 1 000 heures pour une lampe à incandescence classique), vous économiserez 360 kWh, soit près de 40 € d’électricité (au prix de 0,11 € / kWh). Avec en moyenne 22 lampes, un foyer fera donc une économie de 880 € sur toute la durée de vie des ampoules. De quoi largement amortir le surcoût lié à l’achat des LBC.

Incandescence / halogène : tableau de correspondance des puissances

Lampe traditionnelle (incandescence ou halogène)

Lampe fluo-compacte (80 % d’économie d’énergie)

Halogène « éco » (30 % d’économie d’énergie)

 

Lumière douce

Lumière brillante

25 W

5-6 W

-

35 W

-

25 W

40 W

7-9 W

28 W

50 W

-

35 W

60 W

11-12 W

42 W

75 W

14-16 W

53 W

100 W

18-20 W

70 W

150 W

23-27 W

105 W

200 W

-

140 W

300 W

-

200 W

500 W

-

350 W

Le choix d’une lampe basse consommation s’effectue en fonction de sa luminosité, de sa performance énergétique, de sa durée de vie et, bien entendu, de sa forme et de sa finition.

Savoir lire les étiquettes

La luminosité se mesure en lumens (lm). Elle est indiquée sur l’emballage et/ou la lampe. Plus la valeur en lumens est élevée, plus la lumière est intense.

La performance énergétique est indiqué par un classement de la lettre A, pour les plus efficaces, à G, pour les plus énergivores. Cette efficacité se mesure en lumens par Watt consommé (lm/W). Les lampes de classe A présentent une efficacité supérieure à 50 lm/W alors que celles de classe G ne plafonne qu’à 9 lm/W.

La durée de vie est indiquée en nombre d’heures sur l’emballage. Pour les lampes fluo-compactes, elle est souvent comprise entre 8 000 et 10 000 heures.

La forme et la teinte des ampoules basse consommation sont aujourd’hui suffisamment diversifiées pour s’adapter à tous vos luminaires et à tous vos besoins.
Les halogènes 230V

Les dernières générations de lampe halogène haute tension présentent une efficacité lumineuse supérieure de 30 % environ aux lampes à incandescence classiques. Ainsi, pour un même confort, elles consomment moins et présentent une durée de vie deux fois plus importante (2 000 h). Si en plus, elles utilisent la technologie IRC ((Infra Red Coating - lumière infrarouge), elles s’avèrent encore 30 % moins énergivores et doublent leur durée de vie. La lumière produite étant vive, on les réservera ces lampes à des espaces comme le bureau, mais pour des utilisations ponctuelles compte tenu de leur consommation.

Les plus :

  • S’adaptent aux anciens luminaires
  • Consomment entre 20 et 30 % moins que des lampes à incandescence classique

Les moins :

  • Chauffent beaucoup
Les halogènes à basse tension (12V)

Moins gourmandes que les modèles haute tension, les lampes halogènes basse tension présentent une efficacité lumineuse supérieure. Obligatoirement raccordées à un transformateur, ces lampes s’utilisent dans les lieux de vie (salon, cuisine...).
Grâce à la technologie IRC, les lampes halogènes dites « très basse tension » parviennent à générer deux fois plus de lumière à consommation égale qu’une lampe basse tension. Mais il faut que le luminaire soit compatible.

Les plus :

  • Consomment jusqu’à 30 % de moins d’énergie que les halogènes haute tension
  • S’utilisent dans toutes les pièces qui nécessitent un éclairage important

Les moins :

  • Ne s’adapte pas à tous les luminaires
  • Prix à l’achat plus élevé
Les fluorescents
Les lampes fluo-compactes sont utilisables quasiment partout dans la maison sauf sur les luminaires équipés de variateur ou ne recevant que des lampes halogènes. Avec les dernières générations, ces lampes ne craignent plus les allumages fréquents. En revanche, même si elles ont fait de gros progrès en matière de temps de chauffage, ces lampes n’éclairent de manière optimale qu’au bout d’une dizaine de secondes. On évitera donc de les utiliser dans des lieux où la nécessité d’éclairage est immédiate et brève comme un cellier ou une penderie. De même, sachant qu’elles produisent une lumière pâle, il faut les réserver à des pièces comme le garage, la cave ou les sanitaires, qui n’ont pas besoin d’une lumière aussi chaleureuse que les pièces à vivre.

Pour mémoire, voici quelques équivalences d’éclairage entre les lampes fluo-compactes et les lampes à incandescence :

Lampe fluorescente Lampe à incandescence classique
5 W 25 W
9 W 30 W
11 W 40 W
15 W 60 W
20 W 75 W
23 W 100 W

Les plus :

  • Consommation électrique réduite
  • Durée de vie élevée (entre 8 000 et 10 000 heures)

Les moins :

  • Prix à l’achat plus élevé
  • Délai avant luminosité optimale
  • Ne s’adaptent pas aux luminaires à variateur
Les LEDs

Très économique, la technologie LED n’est cependant pas encore suffisamment aboutie pour fournir un éclairage puissant. Les spots et lampes à LEDs sont à réserver à des éclairages d’appoint (penderie, WC, veilleuse, chemin lumineux...).

Les plus :

  • Consommation électrique très réduite
  • - Durée de vie très élevée (environ 50 000 h)

Les moins :

  • Prix à l’achat plus élevé
  • Faible puissance lumineuse
La bonne lumière pour la bonne ambiance

Les lampes basse consommation sont disponibles en plusieurs températures de couleurs. Exprimées en kelvin (symbole : « k ») sur les emballages, celles-ci vous permettent de choisir l’ambiance de vos pièces. Voici, en résumé, les choix qui s’offrent à vous :

  • 2500-3500 k : La lumière tirant sur l’orange, elle est aussi chaude qu’avec une lampe à incandescence. Idéale pour le salon, la chambre, la salle à manger, elle crée une ambiance douce, chaleureuse, propre au cocooning.
  • 3500-4500 k : La lumière est blanche, très neutre. Elle donne un effet clarté énergisant. De ce fait, elle convient à la cuisine, la salle de bains, le salon.
  • 5000+ k : La lumière est très blanche voire bleutée, comme la lumière du jour. Son effet est dynamisant, vivifiant, et crée une blancheur immaculée. Elle aussi est à réserver à la cuisine, le bureau, la salle de bains.

Comment réaliser des économies d’énergie supplémentaires ? N’oubliez pas d’éteindre la lumière quand vous sortez d’une pièce, utilisez au maximum la lumière du soleil (installer le coin lecture près d’une fenêtre, ne pas obstruer les vitrages, etc.), dépoussiérer les lampes et abat-jours (la poussière peut masquer jusqu’à 40 % du flux lumineux). Et suivez les autres pistes ci-dessous.

L’halogène : une idée qui s'optimise

Economes et durables, les lampes halogènes de dernière génération qui utilisent la technologie IRC (Infra Red Coating) n’ont plus rien à voir avec les modèles de 500 W utilisés dans les luminaires sur pied. Ces derniers avaient de plus la fâcheuse habitude d’éclairer plus le plafond que la pièce.

Pour économiser encore plus

L’électricité la moins chère est encore celle que l’on ne consomme pas. Si les lampes basse consommation ont une efficacité énergétique sans équivalent, elles grillent tout de même des Watts pour fonctionner. Pour éviter le gaspillage, placez des détecteurs de mouvements ou de présence dans les endroits stratégiques de la maison et à l’extérieur. Ainsi, les lampes ne fonctionneront qu’en cas de véritable besoin quand vous êtes dans la pièce ou le couloir. Autre idée, pour les lampes qui les acceptent, donc pas les lampes fluo-compactes, posez des variateurs d’intensité. Vous pourrez ainsi adapter la consommation en fonction de vos activités.

Pour l’extérieur : les luminaires à énergie solaire

L’énergie solaire est gratuite. Pourquoi ne pas l’utiliser pour votre éclairage d’extérieur ? Des luminaires dotés de panneaux solaires et de batteries stockent l’énergie le jour pour la restituer la nuit sous forme de lumière. Autre avantage : ces luminaires étant autonomes, ils ne nécessitent pas de travaux pour enfouir des câbles d’alimentation électrique.

Boulanger, spécialiste du Multimédia et de l'électroménager