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Bien choisir son mobile GPS

Bien choisir son mobile GPS

Tous nos conseils pour bien choisir, utiliser et entretenir vos produits



Supposons que vous ayez à vous rendre dans l'un des immeubles situés en plein cœur du quartier d'affaires de La Défense pour un rendez-vous hautement stratégique.
Tôt ou tard, et ce même si votre voiture comporte un GPS autonome, vous devrez la garer dans l'un des parkings alentour et finir à pied, au risque de vous perdre dans ces méandres de rues, de passerelles aériennes et de sous-terrains. Pourquoi prendre un tel risque ?
Au moment de changer de téléphone, optez pour un modèle intégrant la fonction GPS. Non content de vous guider avec la même précision que son homologue pour voiture, vous pourrez en plus l'utiliser en mode piéton, ou dans tout type de véhicule dépourvu de récepteur autonome.


Pour pouvoir vous localiser, un récepteur GPS utilise des informations numériques - codes pseudo-aléatoires datés, éphémérides, etc. - émises sur deux fréquences spécifiques : 1575,42 et 1227,60 MHz. Ces informations lui sont transmises en permanence par un maillage de 24 satellites orbitant autour de la Terre. Pour être opérationnel, un récepteur GPS n'a pas besoin d'être en contact avec les 24 satellites, un minimum de 3 lui suffit.

Une fois les signaux captés, le récepteur mesure sa distance par rapport aux satellites. Il effectue ensuite un calcul pour se situer précisément en trois dimensions avec une précision de 15 à 100 mètres pour le système standard. C'est enfin un logiciel de navigation qui utilise ces données pour vous guider de façon interactive.

Quelles différences avec un GPS autonome ?

Même s'ils ont en commun la mobilité et les fonctions de guidage et de géolocalisation, un téléphone GPS et un récepteur pour voiture révèlent des différences :

  • Un téléphone n'est pas forcément accompagné d'un logiciel de navigation bien qu'une puce GPS soit intégrée. Il vous faut alors en installer un qui soit compatible avec votre mobile faute de quoi la fonction GPS est alors inopérante en utilisation régulière.
  • Les téléphones n'offrent pas encore certaines fonctions avancées disponibles sur les récepteurs autonomes : modes de présentation multiples, affichage 3D, etc.
  • Il faut aussi savoir que, en fonction de l'appareil et de votre abonnement de téléphonie mobile, la navigation GPS peut requérir la souscription à des offres de services payants (à la consomation, mensuelle, trimestrielle ou annuelle). Dans certains cas, le calcul des itinéraires passe par les serveurs de l'opérateur, ce qui n'est pas idéal lorsque l'on est obligé de changer rapidement d'itinéraire.
GPS ou A-GPS ?

Par rapport à un GPS de voiture utilisant uniquement les signaux satellites, un téléphone mobile intégrant un système A-GPS, ou Assisted GPS, utilise les émetteurs/récepteurs GPS que l'opérateur a installé sur ses antennes-relai pour aider le terminal à connaître quels signaux GPS il doit suivre.

Grâce à cette assistance, la recherche de signal effectuée par le terminal est grandement réduite. La durée nécessaire pour la première connexion passe de plusieurs minutes à seulement quelques secondes. De plus, contrairement aux récepteurs GPS traditionnels, le récepteur A-GPS intégré dans le téléphone est en mesure de détecter et démoduler des signaux de très faible magnitude, ce qui lui permet de rester opérationnel dans des zones à très forte densité d'immeubles où le ciel en vue directe est difficile à capter.

Quel mobile GPS pour quel usage ?

Pour un usage régulier, mieux vaut choisir un modèle à écran tactile rendant l'usage aussi intuitif que celui des modèles pour voiture. On préférera un écran d'assez grande taille qui affichera les plans de façon lisible même lorsque le téléphone se trouve sur son support voiture.

Pour usage modéré, un smartphone à clavier peut très bien faire l'affaire. Leur écran, généralement demi-hauteur, se révèle suffisamment lisible pour les trajets simples (itinéraires comportant peu d'étapes) même lorsque l'appareil est un peu éloigné. En revanche, il faut aimer manipuler la roulette ou le joystick du téléphone pour accéder aux menus et activer les fonctions !

Pour un usage ponctuel, on peut choisir un téléphone compact. Certains fabricants intégrent la fonction dans des modèles "monobloc" ou "slider" (à clavier rétractable).
La petitesse de l'écran et l'utilisation d'un joystick les destine plutôt à un usage piéton.

Les performances de l'écran

Sur un téléphone, objet qui est conçu pour tenir dans une poche, la taille de l'écran est bien évidemment importante pour la lisibilité des plans et itinéraires. Mais plus que la taille, c'est la définition de l'écran qu'il est faut comparer car sur deux modèles à diagonales identiques (2,8 pouces par exemple) ou très proches (2,5 et 2,8 pouces), l'un pourra afficher en 640 x 480 pixels tandis que l'autre se contentera d'un petit 480 x 320 pixels. Pour l'usage GPS, les détails font toute la différence.

Les cartographies et les logiciels embarqués

Un téléphone GPS peut être dépourvu de logiciel de navigation. Ce cas est à éviter car c'est alors à vous de trouver un tel logiciel, gratuit ou payant (une centaine d'euros), qui soit compatible avec la plateforme que vous avez choisie (Windows Phone, Symbian OS, Blackberry...).

Heureusement, dans la grande majorité des cas, les opérateurs dotent leurs téléphones d'une cartographie opérationnelle. Quasi systématiquement limitée à la France et plus ou moins étoffée et/ou actualisée elle peut provenir de Tomtom, de Navigon, de Nokia, de Tele Atlas ou de services en ligne tels que Mappy ou Google Maps.

Les fonctions intégrées

Pour un mobile GPS, les fonctions avancées font souvent la différence. Voici quelques-unes des plus populaires. A vous de vérifier qu'elles sont déjà présentes sur l'appareil de votre choix ou qu'il vous est possible de les y ajouter par la suite :

  • Le guidage vocal : fonction très importante car vous ne pouvez pas conduire en regardant votre téléphone.
  • Le guidage sur voie : autre fonction très importante lorsque vous ne connaissez pas la route que vous empruntez, car elle vous évite la plupart des erreurs de sortie sur les échangeurs et les axes complexes.
  • La base des radars et les limitations de vitesse : indispensable par les temps qui courent si l'on souhaite préserver son capital points de conduite.
  • La géolocalisation : en quelques clics, votre mobile GPS vous indique les restaurants, bars, hôtels, parkings, pharmacies, etc. autour de vous. Pratique !
Les points clés pour bien choisir

Pour une utilisation quotidienne optimale, optez pour un modèle à large écran tactile. Les écrans à technologie OLED ont l'avantage de rester lumineux même en plein soleil - ce qui est très utile lorsque le mobile est placé sur un support de voiture.

Un appareil compatible 3G(+) avec un abonnement illimité est vivement recommandé pour certains services à la carte comme l'info trafic.

Privilégiez un appareil offrant une connectivité WiFi et Bluetooth : WiFi pour la rapidité et la gratuité des échanges de données si un accès WiFi est disponible, et Bluetooth pour envoyer facilement des données à tout autre appareil compatible ou établir une liaison avec une oreillette pour communiquer en mode mains libres.

Enfin, choisissez un modèle évolutif par cartes mémoire car les mises à jours des cartes risquent vite de saturer la mémoire interne de l'appareil. Et si vous souhaitez utiliser votre mobile en Amérique ou en Asie, vérifiez sa compatibilité (les modèles quadribandes sont recommandés). Attention, dans le cas d'une utilisation hors du territoire national, les consommations de données mobiles type informations GPS sont décomptées hors forfait.

L'opérateur ou l'éditeur auprès duquel vous aurez activé le logiciel de navigation et souscrit à un abonnement vous proposera bien d'autres services. Tantôt payants, tantôt gratuits pour une période généralement de 12 mois, ces services incluent par exemple la mise à jour de la cartographie, de la base des points d'intérêt, de la base des radars et la géolocalisation avancée. Certaines de ces options peuvent réellement vous être utiles : ne les négligez pas.

Les points d'intérêt

En plus des informations purement routières, les GPS intègrent des bases de données de points d'intérêts (POI). Il s'agit d'un annuaire de lieux utiles (restaurants, hôtels, stations-service, etc.) ou touristiques (monuments, parcs, etc.), que vous pouvez compléter avec vos propres points d'intérêt.

La richesse de ces informations varie fortement d'un modèle à l'autre, et elle est fonction de la capacité mémoire de l'appareil. L'échange d'informations sur les POI a fait naître de nombreuses communautés sur Internet dont les données sont téléchargeables librement.

Vous pourrez également prendre des photos avec votre mobile et les " géotagger ", c'est à dire leur ajouter des informations de localisation. Par la suite, si votre GPS de voiture est compatible, il lui suffira de lire ces photos pour vous conduire à bon port.

Le guidage automatique depuis la base de contacts

En plus des points d'intérêt, la base de données du téléphone permet d'enregistrer des contacts et /ou de les synchroniser avec un ordinateur. Le mobile peut alors vous guider vers une adresse enregistrée, quasi automatiquement. C'est très appréciable en particulier pour les professionnels qui doivent se déplacer en clientèle.

Les Guides et autres contenus en version électronique

Profitez de la connexion 3G(+) et de votre abonnement de surf illimité pour télécharger et consulter les nombreux guides et contenus touristiques disponibles au format électronique. Guides Michelin, Guides du Routard, etc., l'offre est riche, même si elle est souvent payante. Certains éditeurs intègrent aujourd'hui des photos et des vidéos pour accompagner les infos historiques ou pratiques. Cela apporte une touche ludique à l'itinéraire, mais peut aussi permettre d'utiliser le GPS comme guide touristique piétonnier lors de la visite d'une ville.

Les accessoires qui facilitent la vie

Avant de tailler la route avec son mobile GPS, il faut s'assurer que l'on n'oublie rien afin qu'il reste fonctionnel 100 % du temps. A pied, à vélo ou en voiture, on s'assure de protéger un tant soit peu l'écran à l'aide d'une housse de transport ou d'une coque en plastique rigide. Il faut aussi penser à emporter un adaptateur allume-cigare s'il n'est pas fourni en standard, une éventuelle batterie supplémentaire et un chargeur électrique ou solaire afin de minimiser les risques qu'il vous laisse tomber au moment le plus inopportun. Si vous partez à l'étranger, pensez à vous renseigner sur le type de prise électrique locale et n'oubliez pas d'emporter l'adaptateur secteur adéquat. Enfin, n'oubliez pas le kit de fixation de voiture grâce auquel le mobile GPS vous guidera en toute efficacité.

La question des ondes électromagnétiques

La multiplication des téléphones portables suscite de nombreuses inquiétudes, notamment concernant une éventuelle nocivité des ondes émises par ces derniers. De très nombreuses études ont été menées dans le monde à ce propos, et "à ce jour aucun lien n'a été établi entre l'utilisation du téléphone portable et d'éventuels effets néfastes sur la santé". (Extrait de l'aide mémoire n°193 de l'Organisation Mondiale de la Santé).

Les réglementations ont cependant été adaptées, notamment concernant le DAS (Débit d'Absorption Spécifique). Cette valeur quantifie le niveau d'exposition aux ondes, qui est aujourd'hui strictement encadré.

Concernant les téléphones, les fabricants doivent mettre à disposition du public le DAS maximal de leurs appareils, mesuré téléphone contre l'oreille, et à pleine puissance. Il est donc aujourd'hui possible de comparer différents modèles en fonction de ce critère.

De plus, une réglementation européenne de 2003 impose une limite de 2W/Kg à ne pas dépasser pour l'exposition aux ondes de la tête et du tronc. Aucun téléphone portable ne peut donc dépasser cette valeur.

Il est important de noter que ces mêmes réglementations s'imposent aux clés 3G, qui doivent donc avoir un DAS inférieur à 2W/Kg.

Un certain nombre de recommandations permettent également de limiter l'exposition aux ondes radio :

  Utiliser un kit main libre filaire ou Bluetooth pour téléphoner : Un kit filaire divise en moyenne l'exposition aux ondes d'un facteur 10 à 400 par rapport au DAS du téléphone, un kit bluetooth la diminue d'un facteur 10 à 100 en moyenne.

  Téléphoner autant que possible dans les zones de bonne réception radio : Les téléphones mobiles font varier leur puissance d'émission en fonction de la qualité du réseau capté. Dans une zone de bonne réception, le téléphone émet plus faiblement, diminuant d'autant le niveau d'exposition.

  Privilégier les SMS et les mails aux coups de fil : Rédiger un SMS ou un e-mail sur un téléphone nécessite de tenir ce dernier éloigné de la tête, réduisant sensiblement son exposition.

  Privilégier les liaisons 3G aux liaisons 2G : L'exposition moyenne est d'environ 1 à 2% du DAS maximal lorsque le téléphone est connecté en 3G, contre 20 à 50% du DAS maximal lorsque ce dernier est connecté en 2G.

  Modérer l'usage du portable chez les enfants et adolescents : Si un risque sanitaire lié à une exposition prolongée aux ondes électromagnétiques était un jour avéré, les enfants et adolescents pourraient y être plus sensibles.

Les appareils WiFi utilisant également des gammes d'ondes électromagnétiques (bien que de fréquences différentes), les mêmes conseils s'appliquent afin de réduire son exposition. Notons également que certains appareils WiFi connectés en permanence (notamment certains routeurs) proposent d'ajuster leur puissance d'émission en fonction des besoins de l'utilisateur.

Enfin, par sécurité il est conseillé aux femmes enceintes d'éloigner leur téléphone mobile de leur ventre, et aux personnes portant un implant électronique (pacemaker, pompe à insuline etc) d'éloigner leurs mobiles de tenir éloigné leur appareil d'au moins 15cm de cet implant.

Préserver l'audition

Une part de plus en plus importante des téléphones actuels permet de visionner des vidéos ou d'écouter des pistes musicales via des écouteurs. L'écoute prolongée de contenus sonores à volume élevé peut causer des dommages irréversibles au système auditif, à moyen ou long terme.

Afin de limiter les risques, une réglementation européenne limite à 100 décibels le niveau sonore maximum que peuvent délivrer les lecteurs multimédias. Cependant, si cette limitation permet de préserver les oreilles de dommages immédiats, l'écoute prolongée ou régulière d'un fond musical à plus de 85db peut être néfaste.

En attendant une révision des règlements européens (qui devraient à terme limiter les lecteurs multimédias à 85db), quelques conseils permettent de profiter pleinement de vos contenus multimédias sans risque.

  Limiter le volume sonore : Il n'est pas nécessaire de monter le volume de l'appareil plus fort que nécessaire. Dans un environnement calme, un volume bas suffit amplement à profiter d'une bande sonore. Dans le cas particulier d'un environnement très bruyant, essayer de couvrir le bruit par de la musique poussée à haut volume est pire que de ne rien faire : le tympan se retrouve exposé à deux sources de bruit différentes.

  Limiter la durée d'écoute : L'oreille a besoin d'un certain temps pour « récupérer » après une exposition prolongée à une source sonore. Il est ainsi conseillé de ne pas dépasser 20h d'écoute cumulée par semaine (à un volume sonore raisonnable) pour un baladeur ou autoradio, et 4h par semaine à volume maximum.

  Limiter le volume d'écoute lors du port d'écouteurs intra auriculaires : Très populaire, les écouteurs intra auriculaires se glissent plus ou moins profondément dans le système auditif, et sont ainsi plus proches du tympan qu'un écouteur classique. De fait, à niveau sonore équivalent, le tympan est plus exposé qu'avec un casque ou des écouteurs conventionnels.

Préserver l'environnement

Concernant l'appareil par lui même, vérifiez bien que le modèle choisi porte bien le petit logo " RoHS ". Issu de la directive européenne 2002/95CE (1er juillet 2006). Il indique l'usage limité ou nul de 6 substances nocives : plomb, mercure, cadmium, chrome hexavalent, polybromobiphényles et polybromodiphényléthers. En plus de préserver l'environnement, l'absence de ces matières est une précaution absolue contre d'éventuelles allergies.

Enfin, certain fabricants font des efforts particuliers en matière d'environnement, en utilisant des matériaux recyclés et/ou recyclables, en diminuant voire supprimant certaines substances polluantes ou potentiellement nocives ... Il n'existe pas règle générale en la matière, et il convient de se renseigner au cas par cas.

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