Tous nos conseils pour bien choisir, utiliser et entretenir vos produits
Attendre le train, patienter dans une salle d'attente, prendre une pause bien méritée... autant de circonstances quotidiennes où le temps peut facilement se transformer en moment de loisir. Nous avons la chance d'avoir toujours avec nous un fidèle compagnon de route, le téléphone mobile. Autant utiliser ses nombreuses possibilités multimédia pour passer d'agréables instants et éviter d'emporter avec soi plusieurs appareils, forcément plus encombrants.
Sommaire
Comment ça marche ?
Bien choisir votre mobile multimédia
Mieux utiliser votre mobile multimédia
Quel que soit son type (monobloc, à clapet, slide up) un téléphone multimédia a été conçu pour privilégier l'usage musique, vidéo et photo. Il comporte donc un système d'exploitation (Windows Mobile, MacOS, Symbian OS) spécialement adapté. En plus des communications, un tel système propose des fonctions avancées de lecture et de gestion de vidéothèque, audiothèque et photothèque. Mais ce n'est pas tout : il optimise aussi l'usage de la batterie pour maximiser l'autonomie et offre une qualité acoustique et d'affichage supérieure à celle des mobiles plus généralistes. Lorsqu'il n'est pas tactile, un mobile multimédia comporte également des touches d'accès rapide (Lecture, Pause, Stop) grâce auxquelles il est aussi intuitif à utiliser qu'un lecteur MP3.
Les mobiles multimédias intègrent une quantité plus ou moins importante de mémoire Flash leur permettant de stocker les fichiers multimédias que vous souhaitez emporter en balade. Mais cette mémoire est souvent limitée. Vous pouvez alors en étendre la capacité via un connecteur d'extension accueillant une carte mémoire additionnelle. De type microSD ou microSD-HC (HC pour Haute capacité), ces cartes offrent des capacités allant jusqu'à 2 Go (microSD) ou 16 Go (microSD-HC).
Attention, certaines marques restent ancrées à leur format propriétaire. C'est par exemple de cas de Sony avec ses cartes Memory Stick M2, bien évidemment incompatibles, pour l'échange de données d'appareil à appareil, avec la (très) grande majorité des mobiles des autres marques.
| 1 Go | 2 Go | 4 Go | 8 Go | 16 Go | 32 Go |
| Environ 250 chansons | Environ 500 chansons | Environ 1000 chansons | Environ 2000 chansons | Environ 4000 chansons | Environ 8000 chansons |
| Environ 1 film | Environ 2 film | Environ 4 film | Environ 8 film | Environ 16 film | Environ 32 film |
Les mobiles multimédia partagent un certain nombre de points communs avec les baladeurs MP4. Ils présentent toutefois des possibilités, une facilité d'utilisation et une autonomie variables selon que vous préférerez de modèles plutôt orientés musique ou des modèles plus généralistes à grand écran tactiles.
Les musicphones - Si votre premier leitmotiv est la musique et le second l'autonomie, alors aucune hésitation, optez pour un " musicphone ". Généralement assez compact, il se glisse partout et offre plusieurs jours de musique non stop simplement parce que son écran est de taille raisonnable. Pilotable par un joystick multidirectionnel, une molette latérale ou des touches dédiées, son ergonomie est généralement excellente. S'il affiche bien sûr les tags ID3 des chansons et les pochettes des albums, il peut également gérer les playlists à la volée, voire proposer des fonctions de lecture aléatoire ou intelligente (mêmes styles, mêmes années, mêmes artistes...).
Les généralistes - Aussi à l'aise avec la musique qu'avec vos films et vos photos préférés, les mobiles multimédia se caractérisent par un grand écran et une interface généralement tactile. Plus gourmands en énergie, ils offrent une ergonomie remarquable qui rend très intuitive l'utilisation des fonctions avancées. Selon le modèle, la capacité mémoire interne peut être très élevée (jusqu'à 32 Go de mémoire Flash). Cela n'empêche pas les meilleurs de proposer en plus un lecteur de micro cartes mémoires d'extension.
Même si l'homo sapiens moderne et dynamique aime démultiplier les terminaux numériques, il arrive forcément un moment où il n'a plus assez de poches pour les emporter tous. S'il aime bouger en musique et se faire une toile dans les transports tout en restant joignable, il va opter pour un mobile multimédia avec beaucoup de stockage et des connexions WiFi et 3G(+) pour pouvoir enrichir facilement sa médiathèque en balade.
Les plus
Les moins
Quasiment tous les mobiles multimédia intègrent un récepteur FM compatible RDS avec présélections de stations.
Concernant la télévision, un certain nombre de mobiles multimédia peuvent la recevoir via Internet par le biais des réseaux 3G+. A l'instar de l'iPhone, il peut même exister des applications spécifiques par chaîne, qui facilitent encore plus la consultation des programmes, voire l'accès à certaines émissions passées ou disponibles en Vidéo à la demande.
Privilégiez le modèle qui vous proposera la plus grande capacité de stockage interne et préférez autant que possible un modèle avec connecteur d'extension.
Si vous n'envisagez d'utiliser votre mobile que pour la musique, préférez un écran capable d'afficher tags ID3 et pochette de l'album mais pas trop grand, pour maximiser l'autonomie électrique de l'appareil.
Si vous envisagez de regarder beaucoup de vidéos, alors pensez à la taille de l'écran mais aussi à sa résolution (exprimée en pixels H x V) et au nombre de couleurs affichées.
La connectique détermine les possibilités d'utilisation de votre mobile. Sortie TV avec ou sans HD... pour profiter des contenus du lecteur sur d'autres appareil de visionnage ou d'écoute, la présence d'origine des bons connecteurs est un plus.
Les fabricants rivalisent d'ingéniosité pour faciliter la navigation dans les menus et les fonctions. Avec le tactile, pas de souci, l'utilisation est intuitive. Si vous préférez les appareils à touches, testez avant d'acheter la molette latérale ou le joystick et voyez avec quel système vous êtes le plus naturellement à l'aise.
La présence de micro haut-parleurs (par paire pour la stéréo de préférence) est importante si vous aimez partager musiques et vidéo entre amis.
Les connectivités WiFi et Bluetooth sont importantes sur un mobile multimédia : elles facilitent grandement l'échange de données entre appareils (PC, autres mobiles, etc.) et autorisent le téléchargement hors forfait de volumes de données importants. S'agissant du Bluetooth, vérifiez qu'il soit en plus de type AD2P pour bénéficier d'une liaison audio de qualité vers des enceintes ou un casque sans fil.
Si vous devez vous déplacer en Amérique ou en Asie, vérifiez que l'appareil est bien quadribande.
Le transfert de fichiers depuis l'ordinateur (PC ou Mac, fixe ou portable) vers votre mobile peut se faire soit par liaison filaire USB, soit par liaison sans fil WiFi ou Bluetooth.
Le plus souvent, le transfert passe par un logiciel spécifique tel que iTunes pour les iPhones ou Windows Media Player pour un grand nombre d'autres appareils. Ces logiciels vous permettent d'organiser votre bibliothèque multimédia de façon parfois très avancée, et de la synchroniser automatiquement entre PC et mobile. En cela, ils sont un vrai plus.
En liaison USB, le mobile peut aussi être automatiquement reconnu par l'ordinateur comme un simple disque externe : il suffit alors de copier les fichiers d'un disque à l'autre (mode " drag & drop ").
Enfin, on l'oublie trop souvent, la 3G(+) est un aussi excellent vecteur d'échange. Il suffit pour cela d'attacher le fichier (photo ou musique) en pièce jointe à un e-mail et le tour est joué !
iTunes Store, Virgin Mega... nombreux sont les services et magasins en ligne qui proposent films, séries TV et musiques à l'unité. Cette approche est très souple car elle permet de n'acheter que ce que l'on veut voir ou écouter, et de le faire exactement quand on en a envie, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Attention, lors de l'achat, à vérifier quels sont vos droits d'utilisation : combien de lectures successives, jusqu'à quelle date, sur combien d'appareils différents, etc.
Vous entendez une musique qui vous plaît sans en connaître le nom ? Avec la fonction dictaphone de votre mobile, enregistrez un court extrait puis soumettez-le à des services en ligne comme " TrachID ou Shazam. Vous recevrez instantanément sur votre mobiles toutes les informations liées au titre (chanteur, album, année de sortie) avec visuel à l'appui. Des liens apparaîtront sans doute pour vous permettre d'acheter tout de suite la chanson.
D'autres applications et Midomi vont même plus loin. On lance le programme et il suffit d'approcher le mobile d'une source musicale pour que l'outil, en quelques secondes, découvre l'interprète, le nom du morceau et toutes les autres informations (chanteur, album, année de sortie), avec visuels à l'appui. L'empreinte numérique détectée est ici comparée à une base de données gargantuesque. Le résultat est assez bluffant.
Marre d'entendre toujours les mêmes sonneries ? Certains sites vous permettent de créer une sonnerie en ligne, de la plus simple à la plus complexe, au travers d'instruments de musique. Une fois l'oeuvre créée et la compatibilité avec votre portable vérifiée, vous n'avez plus qu'à spécifier votre numéro de téléphone pour la recevoir automatiquement.
La multiplication des téléphones portables suscite de nombreuses inquiétudes, notamment concernant une éventuelle nocivité des ondes émises par ces derniers. De très nombreuses études ont été menées dans le monde à ce propos, et "à ce jour aucun lien n'a été établi entre l'utilisation du téléphone portable et d'éventuels effets néfastes sur la santé". (Extrait de l'aide mémoire n°193 de l'Organisation Mondiale de la Santé).
Les réglementations ont cependant été adaptées, notamment concernant le DAS (Débit d'Absorption Spécifique). Cette valeur quantifie le niveau d'exposition aux ondes, qui est aujourd'hui strictement encadré.
Concernant les téléphones, les fabricants doivent mettre à disposition du public le DAS maximal de leurs appareils, mesuré téléphone contre l'oreille, et à pleine puissance. Il est donc aujourd'hui possible de comparer différents modèles en fonction de ce critère.
De plus, une réglementation européenne de 2003 impose une limite de 2W/Kg à ne pas dépasser pour l'exposition aux ondes de la tête et du tronc. Aucun téléphone portable ne peut donc dépasser cette valeur.
Il est important de noter que ces mêmes réglementations s'imposent aux clés 3G, qui doivent donc avoir un DAS inférieur à 2W/Kg.
Un certain nombre de recommandations permettent également de limiter l'exposition aux ondes radio :
Utiliser un kit main libre filaire ou Bluetooth pour téléphoner : Un kit filaire divise en moyenne l'exposition aux ondes d'un facteur 10 à 400 par rapport au DAS du téléphone, un kit bluetooth la diminue d'un facteur 10 à 100 en moyenne.
Téléphoner autant que possible dans les zones de bonne réception radio : Les téléphones mobiles font varier leur puissance d'émission en fonction de la qualité du réseau capté. Dans une zone de bonne réception, le téléphone émet plus faiblement, diminuant d'autant le niveau d'exposition.
Privilégier les SMS et les mails aux coups de fil : Rédiger un SMS ou un e-mail sur un téléphone nécessite de tenir ce dernier éloigné de la tête, réduisant sensiblement son exposition.
Privilégier les liaisons 3G aux liaisons 2G : L'exposition moyenne est d'environ 1 à 2% du DAS maximal lorsque le téléphone est connecté en 3G, contre 20 à 50% du DAS maximal lorsque ce dernier est connecté en 2G.
Modérer l'usage du portable chez les enfants et adolescents : Si un risque sanitaire lié à une exposition prolongée aux ondes électromagnétiques était un jour avéré, les enfants et adolescents pourraient y être plus sensibles.
Les appareils WiFi utilisant également des gammes d'ondes électromagnétiques (bien que de fréquences différentes), les mêmes conseils s'appliquent afin de réduire son exposition. Notons également que certains appareils WiFi connectés en permanence (notamment certains routeurs) proposent d'ajuster leur puissance d'émission en fonction des besoins de l'utilisateur.
Enfin, par sécurité il est conseillé aux femmes enceintes d'éloigner leur téléphone mobile de leur ventre, et aux personnes portant un implant électronique (pacemaker, pompe à insuline etc) d'éloigner leurs mobiles de tenir éloigné leur appareil d'au moins 15cm de cet implant.
Une part de plus en plus importante des téléphones actuels permet de visionner des vidéos ou d'écouter des pistes musicales via des écouteurs. L'écoute prolongée de contenus sonores à volume élevé peut causer des dommages irréversibles au système auditif, à moyen ou long terme.
Afin de limiter les risques, une réglementation européenne limite à 100 décibels le niveau sonore maximum que peuvent délivrer les lecteurs multimédias. Cependant, si cette limitation permet de préserver les oreilles de dommages immédiats, l'écoute prolongée ou régulière d'un fond musical à plus de 85db peut être néfaste.
En attendant une révision des règlements européens (qui devraient à terme limiter les lecteurs multimédias à 85db), quelques conseils permettent de profiter pleinement de vos contenus multimédias sans risque.
Limiter le volume sonore : Il n'est pas nécessaire de monter le volume de l'appareil plus fort que nécessaire. Dans un environnement calme, un volume bas suffit amplement à profiter d'une bande sonore. Dans le cas particulier d'un environnement très bruyant, essayer de couvrir le bruit par de la musique poussée à haut volume est pire que de ne rien faire : le tympan se retrouve exposé à deux sources de bruit différentes.
Limiter la durée d'écoute : L'oreille a besoin d'un certain temps pour « récupérer » après une exposition prolongée à une source sonore. Il est ainsi conseillé de ne pas dépasser 20h d'écoute cumulée par semaine (à un volume sonore raisonnable) pour un baladeur ou autoradio, et 4h par semaine à volume maximum.
Limiter le volume d'écoute lors du port d'écouteurs intra auriculaires : Très populaire, les écouteurs intra auriculaires se glissent plus ou moins profondément dans le système auditif, et sont ainsi plus proches du tympan qu'un écouteur classique. De fait, à niveau sonore équivalent, le tympan est plus exposé qu'avec un casque ou des écouteurs conventionnels.
Concernant l'appareil par lui même, vérifiez bien que le modèle choisi porte bien le petit logo " RoHS ". Issu de la directive européenne 2002/95CE (1er juillet 2006). Il indique l'usage limité ou nul de 6 substances nocives : plomb, mercure, cadmium, chrome hexavalent, polybromobiphényles et polybromodiphényléthers. En plus de préserver l'environnement, l'absence de ces matières est une précaution absolue contre d'éventuelles allergies.
Enfin, certain fabricants font des efforts particuliers en matière d'environnement, en utilisant des matériaux recyclés et/ou recyclables, en diminuant voire supprimant certaines substances polluantes ou potentiellement nocives ... Il n'existe pas règle générale en la matière, et il convient de se renseigner au cas par cas.